Et si on arrêtait de parler de l’insertion comme d’un simple chiffre ?
Et si on arrêtait de parler de l’insertion comme d’un simple chiffre ?
3 600 postes supprimés. 54 millions d’euros en moins. 1 500 postes concernés dans les entreprises d’insertion et les entreprises de travail temporaire d’insertion.
Sur le papier, ce sont des chiffres. Des pourcentages, des budgets, des lignes dans un rapport. Mais sur le terrain ou dans une entreprise d’insertion comme Provence TLC, ces chiffres prennent une toute autre dimension.
Parce qu’un poste en insertion, ce n’est pas simplement un poste de travail.
C’est une personne qui reprend un rythme. Qui retrouve une équipe. Qui apprend un métier. Qui découvre qu’elle est capable de faire, d’apprendre, de progresser. C’est parfois la première étape avant un emploi durable, une formation ou un nouveau projet professionnel.
Chez Provence TLC, cette réalité fait partie de notre quotidien. Chaque jour, notre activité de tri et de valorisation des textiles est aussi un support pour accompagner des personnes vers l’emploi. Nous travaillons avec une matière que l’on connaît bien : le textile. Mais notre travail se porte tout aussi autour des personnes.
En 2025, le budget consacré à l’insertion par l’activité économique a diminué de 54 millions d’euros, soit 4 % en moins par rapport à 2024. Les entreprises d’insertion ont particulièrement subi cette baisse, avec 15,8 millions d’euros de financement en moins, soit une diminution de 6,7 %.
Dans le même temps, environ 3 600 postes en insertion ont disparu en une seule année. Parmi eux, 1 500 concernaient les entreprises d’insertion et les entreprises de travail temporaire d’insertion.
Alors forcément, on se demande : que devient une personne lorsqu’un poste d’insertion disparaît ?
Peut-être qu’elle attendra encore quelques mois avant de retrouver un emploi. Peut-être qu’elle renoncera à une formation. Peut-être qu’une opportunité qui aurait pu changer la suite de son parcours ne se présentera tout simplement pas.
C’est là que les chiffres deviennent importants.
Et la tendance mérite d’être regardée de près : si les budgets actuellement votés se confirment, la baisse pourrait atteindre près de 100 millions d’euros entre 2024 et 2026, soit 6,5 %.
Pourtant, l’insertion répond à une réalité très concrète : permettre à des personnes éloignées de l’emploi de retrouver une place dans le monde professionnel, tout en répondant aux besoins des entreprises et des territoires.
Chez Provence TLC, nous soutenons cette approche parce que nous la voyons fonctionner.Nos équipes s’efforcent chaque jour à réinsérer chaque personne vers une sortie durable. Le travail permet de transmettre des savoir-faire, mais aussi de retrouver des repères, de l’autonomie et de la confiance. Et lorsqu’un parcours se poursuit vers un emploi, c’est toute une chaîne qui prend du sens.
Notre activité porte donc une double ambition, donner une seconde vie aux textiles et contribuer à donner une nouvelle impulsion aux parcours professionnels.
Aujourd’hui, la part des budgets de l’IAE consacrée aux entreprises d’insertion et aux entreprises de travail temporaire d’insertion représente 22,3 %, contre 24,7 % en 2019.
Derrière cette baisse, il y a une question essentielle : quelle place voulons-nous réellement donner à l’insertion dans notre société ?
Pour Provence TLC, l’insertion c’est un investissement dans les personnes, dans l’emploi et dans l’avenir de nos territoires.
Parce qu’au bout du compte, un poste en insertion n’est jamais « seulement » un poste.
Source : La Fédération des Entreprises d'Insertion/